Les syndicats d’initiative et offices du tourisme

  • Question écrite du 22/09/2014

de HENQUET Laurent
à COLLIN René, Ministre de l’Agriculture, de la Nature, de la Ruralité, du Tourisme et des Infrastructures sportives, délégué à la Représentation à la Grande Région

La fiche 63 de « Destination 2015 » – le document de réflexion et de concertation élaboré par le Ministre Paul Furlan pour planifier les actions de la politique touristique wallonne à l’échéance 2015 – traite, en général, des organismes touristiques sur le territoire communal et, plus particulièrement, des deux aspects suivants :
– l’organisation d’une réunion annuelle avec les syndicats d’initiative et offices du tourisme ;
– la volonté de fusion des différents organismes touristiques au sein d’une même commune. Volonté, déjà précisée dans la DPR 2009-2014 qui stipule, en page 153, que « … au niveau communal, un seul organisme touristique existant (Office du Tourisme OU Syndicat d’Initiative) doit fédérer tous les acteurs locaux ».

En relation avec ces points, nous relevons deux éléments à ce jour :

1° d’une part, le rapport d’activités 2013 du Commissariat général au tourisme mentionne, en page 12, que « … dans le cadre de la mise en œuvre de la fiche 63 de « Destination 2015 », une réunion a été organisée le 25 novembre 2013 avec les syndicats d’Initiative et offices du tourisme de la province de Liège »;

2° d ’autre part, certaines communes disposent toujours de plusieurs organismes touristiques sur leur territoire. Par exemple, la commune de Durbuy en recense encore cinq.

Je souhaiterais dès lors interpeller Monsieur le Ministre et lui demander des réponses claires aux questions suivantes.

Pourquoi la réunion annuelle s’est-elle tenue avec les seuls offices du tourisme et syndicats d’initiative de la province de Liège ?

À ce jour, combien d’offices du tourisme et de syndicats d’initiative continuent-ils à faire double emploi sur le territoire d’une même commune ?

Combien d’offices du tourisme et de syndicats d’initiative, ont fusionné durant la dernière législature, selon le souhait mentionné clairement dans la DPR 2009 – 2014 ?

Y a-t-il toujours cette volonté de fédérer les organismes touristiques au niveau communal ?

 

  • Réponse du 08/10/2014

de COLLIN René

À l’instar des réunions que le Commissariat général au Tourisme tient deux fois par an avec les 42 Maisons du Tourisme, il a souhaité également organiser des rencontres avec tous les Syndicats d’Initiative et les Offices du Tourisme de chaque province. L’objectif est d’informer ces organismes touristiques sur les services offerts par l’administration. La volonté est également de leur montrer qu’ils gardent un rôle important à jouer dans la chaîne de l’information en synergie et collaboration avec leur Maison du Tourisme.

Trois réunions ont eu lieu jusqu’à présent dans les provinces de Liège, du Brabant wallon et de Luxembourg.

Les réunions en Province du Hainaut et de Namur seront organisées au plus tard début de l’année 2015.

Le problème de la présence à la fois d’un Syndicat d’Initiative (S.I.) et d’un Office du Tourisme (O.T.) sur une même commune et, parfois, depuis de très nombreuses années, a déjà été évoqué durant la précédente législature.

Il apparaît effectivement plus rationnel de ne prévoir qu’un seul organisme touristique par commune.

Cependant, la législation n’empêche nullement la création sur le territoire communal de deux organismes distincts.

L’administration organise systématiquement des réunions de concertation lorsqu’un projet de création d’un nouvel organisme touristique est lancé sur un territoire dans lequel œuvre déjà un S.I. ou un O.T. Le but est de ramener l’activité d’information touristique à un seul organisme ou, à tout le moins, de faire en sorte que les missions et activités soient à la fois distinctes et complémentaires.

À ma connaissance, aucune « fusion » ne s’est opérée jusqu’à présent.
La coexistence de certains organismes touristiques sur un même territoire peut s’expliquer de plusieurs manières :
– l’étendue de certains territoires communaux ;
– l’existence d’un site touristique sur le territoire ;
– la gestion d’un camping ou d’une autre infrastructure touristique par un Syndicat d’Initiative ;

– …
Ma volonté est de rester attentif à cette problématique de double emploi ou de surnombre d’organismes touristiques au sein de certaines communes tout en étant conscient des réalités du terrain et des particularités locales.