L’approbation de dix nouveaux profils de formation

Question orale de M. Henquet à

Mme Tillieux, Ministre de l’Emploi et de la Formation, sur « l’approbation de dix nouveaux profils de formation »

3/02/2015

Henquet (MR). – Madame la Ministre, lors du Conseil des ministres du 18 décembre 2014, le Gouvernement a approuvé 10 nouveaux profils de formations sur les 13 nouveaux profils produits par le Service francophone des métiers et des qualifications : SFMQ.

Je sais que, depuis lors, il y a eu des modifications, puisque le Gouvernement a fait paraître une notification rectificative, , Sinon, ma première question aurait été: « Quels sont les TROIS formations que le Gouvernement n’a pas approuvées ? Quelles sont les motivations de ce refus ? ».

Notification rectificative du Gouvernement donc, il reconnaît bien les 13 nouveaux profils produits par le SFMQ.

Je ne vais pas énoncer les 13 profils de formation définis, mais d’après notre analyse, il semblerait – je mets au conditionnel, parce que la comparaison fut fastidieuse – que trois de ces formations ne répondent pas aux besoins des métiers identifiés par le FOREm dans son recueil « Métiers d’avenir ». Le FOREm a publié un ouvrage qui s’appelle « Métiers d’avenir » qui rassemble plus de 300 métiers d’avenir. On a comparé les 13 profils avec les 300 métiers et il y en a trois que l’on n’a pas retrouvés .

Ma question paraît simple et logique.

Pourquoi avoir approuvé ces formations si elles ne répondent pas à un besoin pour l’avenir clairement identifié, puisque le Gouvernement a demandé au FOREm d’établir les métiers qui sont porteurs dans le futur ?

Ces formations, en général, vont-elles être effectivement créées dans un futur proche ? Si oui, quand seront-elles effectives ? Parce que l’on a déjà vu, par le passé, que des profils pouvaient être définis, mais que la formation ne suivait pas.

Quels sont les opérateurs qui vont se charger de donner ces formations ? FOREm ? IFAPME ? Centres de compétences ?

 

Mme Tillieux, Ministre de l’Emploi et de la Formation. – Monsieur le Député, le 18 décembre 2014, le Gouvernement wallon a bien approuvé les 13 profils de formation produits par le Service francophone de Métiers et des Qualifications – SFMQ – et non pas seulement les dix profils évoqués. En effet, les profils de chapiste, maçon et plafonneur-cimentier ont également fait l’objet d’un aval du Gouvernement wallon.

Il est toutefois exact qu’une première notification de la décision du Gouvernement wallon ciblait uniquement dix profils de formation, mais la chancellerie, qui est le secrétariat du Gouvernement wallon, a rapidement corrigé cette erreur administrative.

Quant aux opérateurs susceptibles de mettre en œuvre ces profils de formation, l’IFAPME, le FOREm, en ce compris les Centres de compétence, mais aussi les opérateurs d’enseignement sont évidemment concernés.

 

Henquet (MR). – J’avais bien acté, évidemment, qu’il y avait une nouvelle notification gouvernementale qui agréait les 13, mais vous ne me répondez pas lorsque je vous demande pourquoi agréer trois de ces formations – à savoir instructeur fitness, instructeur de cours collectifs fitness et sauveteurs aquatiques en piscine – alors qu’ils ne répondent pas aux besoins de métier.

Ce n’est pas recensé dans le catalogue des métiers d’avenir. Ces trois métiers – – pourquoi les agrée-t-on si le FOREm dit que ce n’est pas un métier d’avenir, réellement ?

Je n’aurai pas de réponse ?

 

Mme Tillieux, Ministre de l’Emploi et de la Formation. – Je veux bien vous livrer la réponse que l’on me fait parvenir. Les métiers comme instructeur fitness, sauveteur aquatique en piscine, et cetera, ne sont pas en tant que tel des métiers des avenirs, parce qu’ils ne répondent pas aux critères.

Pour être métier d’avenir, ce sont des métiers qui sont sujets à évolution évidente dans les temps qui viennent. Or, a priori, il n’y a pas d’évolution pour ces métiers. Ce n’est pas grave. Ce ne sont pas des métiers d’avenir sous la qualification de métiers d’avenir, qu’ils ne sont pas importants, au contraire.

Henquet (MR). – Il faudra revoir la définition de métier d’avenir, parce qu’à mon avis, les instructeurs de fitness auront du boulot à l’avenir. Les salles fitness sont de plus en plus complètes et remplies.

J’avais relevé un paradoxe tout de même à se dire « tient, on avalise des métiers qui ne sont pas recensés dans un document qui est assez exhaustif et qui a été commandité par le même Gouvernement. ».

Mme Tillieux, Ministre de l’Emploi et de la Formation. – C’est peut-être vraiment sur la définition du métier d’avenir, mais cela n’empêche pas que certains métiers, aujourd’hui, dans la forme qu’ils connaissent, seront des métiers appelés à être plus fréquemment en cours. C’est en termes de définition.

Henquet (MR). – C’est au niveau de la sémantique, parce qu’il est vrai que si l’on dit « des métiers d’avenir », on pourrait opposer tout ce qui n’est pas dans ce catalogue comme étant des métiers du passé. Et donc, ici, on agréé des métiers du passé ! Vous voyez que c’est avant tout un point de vue sémantique. Je pense qu’il y a intérêt à clarifier la chose en spécifiant la portée des mots.