La ventilation du budget formation et enseignement dans le cadre du Plan Marshall 4.0

La ventilation du budget formation et enseignement dans le cadre du Plan Marshall 4.0

  • Question écrite du 10/06/2015
    • de HENQUET Laurent
    • à TILLIEUX Eliane, Ministre de l’Emploi et de la Formation

    Le capital humain et intellectuel est un paramètre majeur du développement économique de la Wallonie.
    Cet important enjeu, le Gouvernement l’a par ailleurs reconnu puisque le budget consacré à la formation dans le cadre du plan Marshall 4.0 est de 304.5 millions d’euros.

    La formation est un domaine vaste. En effet, celle-ci recouvre les nombreux défis majeurs que sont la formation en alternance, le financement des centres de compétences, la validation de celles-ci, l’apprentissage des langues, la formation continuée, …

    Madame la Ministre peut-elle, au sein des différents secteurs – formation en alternance, centres de compétences, validation de celles-ci, apprentissage des langues, formation continuée, … – mentionner en détail quels sont les différents objectifs et sous objectifs visés par ce refinancement, ainsi que le budget précis qui est consacré à chacune de ces catégories ?

  • Réponse du 03/07/2015
    • de TILLIEUX Eliane

    Une enveloppe globale pluriannuelle de 2,9 milliards d’euros (2 869 984 000 euros pour la période 2015-2019) a été dédicacée au PM4.0, dont 1,9 milliard d’euros (1 930 020 000 euros) en crédits spécifiques, 472 millions d’euros (471 964 000 euros) mobilisés sur les crédits « classiques » pour être réorientés vers les politiques nouvelles du PM 4.0 et 468 millions en nouveaux programmes de financement alternatif, pour des investissements, notamment dans les centres de compétence (10 millions d’euros).

    Cette enveloppe fait l’objet d’une répartition entre les différentes « mesures » du plan. Tous les articles de base porteront l’identification « Plan Marshall 4.0 ». Par souci d’efficacité dans le suivi, en septembre prochain, l’enveloppe globale fera l’objet d’une ventilation la plus détaillée possible entre les différentes actions du plan, tout en veillant à conserver la souplesse nécessaire à la dynamique de mise en œuvre de ces actions. D’ores et déjà, les moyens dédicacés à chaque axe sont définitifs.

    Ainsi, l’enveloppe budgétaire dédicacée à l’axe 1 « Faire du capital humain un atout » est de 294 555 000 euros dont :

    1) 190 450 000 euros pour la mesure « Booster l’alternance comme dispositif permettant l’accès au marché du travail ou le retour à l’emploi ».

    Cette mesure vise essentiellement :
    – l’augmentation du nombre de places de stage de formation en alternance et leur visibilisation au travers d’une plateforme interactive assurant le matching entre l’offre et la demande de stages ;
    – l’amélioration de la qualité de l’encadrement des apprenants en entreprises et en centres de formation ;
    – le renforcement du lien entre l’offre de formation et les métiers d’avenir ;
    – l’amplification de la reconnaissance et de la valorisation (en ce compris avec les effets de droit afférents à la certification de l’enseignement) des compétences acquises ;
    – le développement des filières de formation en alternance dans l’enseignement supérieur.

    2) 35 340 000 euros pour la mesure « Développer l’orientation tout au long de la vie »

    Cette mesure vise essentiellement :
    – La mise en œuvre d’un dispositif unique et multipartenarial d’orientation tout au long de la vie, articulé autour des 3 cités des métiers en projet et d’un réseau d’acteurs associés, assurant le maillage de l’offre d’orientation sur tout le territoire wallon ;
    – Le renforcement des dispositifs « découvertes métiers », tels les essais métiers, les « technikids » et les Schnupperwochen.

    3) 43 845 000 euros pour la mesure « Poursuivre et renforcer le PLAN LANGUES »

    Cette mesure vise essentiellement :
    – L’optimisation des formules de bourses d’immersion linguistique, avec un accent particulier mis sur les immersions linguistiques en entreprise et le lien avec le projet professionnel ;
    – Le soutien et le développement qualitatif de la plateforme Wallangues, avec un volet actualisé de « Français langue étrangère », une valorisation des compétences linguistiques acquises, dans le cadre d’un partenariat avec l’enseignement de promotion sociale, et une approche pédagogique davantage axée sur l’interactivité, le coaching et le suivi pédagogique, pour éviter le décrochage.

    4) 16 200 000 euros pour la mesure « Renforcer l’accès à l’enseignement supérieur et la Formation »

    Cette mesure, qui sera mise en œuvre en concertation avec mon Collègue en charge de l’économie et de l’Enseignement supérieur, vise essentiellement à créer et développer des structures collectives d’enseignement supérieur, dédiées aux activités de formation continue et d’apprentissage tout au long de la vie.

    5) 8 720 000 euros pour la mesure « Sensibiliser à l’esprit d’entreprendre »

    Cette mesure vise essentiellement à coordonner et labelliser les actions menées dans le cadre de la stimulation de l’esprit d’innovation et d’entreprise, au travers d’un programme « générations entreprenantes 2015-2020 ». Elle s’appuiera sur l’Agence pour l’entreprise et l’innovation et activera notamment les SAACE, pour le volet « autocréation d’emploi ». Elle sera également mise en œuvre en concertation avec mon Collègue en charge de l’économie.

    Enfin, 10 millions d’euros seront dédicacés à l’actualisation des équipements techniques et technologiques des centres de compétence afin de leur permettre de proposer une offre de formation de qualité, en adéquation avec les compétences attendues par les entreprises. L’actualisation des équipements permettra également d’implémenter le numérique dans l’approche pédagogique de ces centres.

    Sur cette base, une maquette détaillée des budgets par axe sera finalisée en septembre prochain. Une nouvelle catégorie de dépenses sera constituée, la catégorie 17, avec les nouveaux AB créés pour le PM 4.0. Par ailleurs, chaque mesure fera l’objet, d’une part, d’indicateurs de réalisation, définis avec les opérateurs concernés et la cellule du délégué spécial, et, d’autre part, d’indicateurs de résultats, proposés par l’IWEPS.