Certificat d’aptitude pédagogique – Jury

Question de M. Laurent Henquet à
Mme Joëlle Milquet, vice-présidente et ministre
de l’Éducation, de la Culture et de
l’Enfance, intitulée « Certificat d’aptitude
pédagogique – Jury »

07/10/2014

NB: En l’absence de J. Milquet pour maladie c’est R. Madrane qui répond à la question.

 
M. Laurent Henquet (MR). – Le Certificat
d’aptitude pédagogique (CAP) est un titre délivré
à des personnes ayant des compétences techniques
et souhaitant enseigner. En l’absence d’agrégation,
ce certificat leur permet d’être embauchées dans
nos écoles.
En Fédération Wallonie-Bruxelles, on l’obtient
soit en réussissant la session CAP dispensée par
une école de promotion sociale, soit en réussissant
une épreuve du jury organisé par la Fédération.
C’est de la deuxième possibilité que je voudrais
parler.
Il faut passer trois épreuves pour la réussir. En
début d’année passée, environ 600 personnes se
sont inscrites à la première épreuve éliminatoire,
le résumé d’une conférence. La deuxième épreuve,
dont on ignore la nature, a été mal organisée. Les
convocations ont été tardivement envoyées par
recommandé. Nombre de postulants qui avaient
réussi la première épreuve n’ont pu se présenter à
la deuxième, n’ayant pas eu la possibilité d’aller
à la poste ou de se libérer aussi rapidement. La
désorganisation ne s’arrête pas là : les convocations
pour la troisième épreuve ont également été
envoyées relativement tard, et, pire, cette épreuve
était organisée dans des établissements scolaires
dont les chefs n’avaient pas été prévenus !
Reconnaissez-vous les problèmes d’organisation
qui ont entaché la procédure l’année dernière
? Que comptez-vous faire pour l’améliorer ?
Pourriez-vous nous donner le nombre de réussites
après les deuxième et troisième épreuves ? Le
concours ayant été organisé l’an passé, les candidats
qui ont réussi n’ont toujours pas eu leur attestation
et n’ont pu postuler pour le premier septembre.
Ils sont actuellement sans emploi, les établissements
pourvoyant au plus vite aux postes vacants.
M. Rachid Madrane, ministre de l’Aide à la
Jeunesse, des Maisons de justice et de la Promotion
de Bruxelles. – La ministre reconnaît que des
problèmes d’organisation ont perturbé la session
du CAP en 2013-2014. Afin d’apporter une réponse
claire et précise à vos questions, je détaillerai

les circonstances particulières de cette organisation.
Le jury du CAP comprend deux épreuves, la
seconde étant elle-même scindée en deux parties :
une partie porte sur une leçon et l’autre est une interrogation
orale portant sur les sciences de l’enseignement
– sciences humaines, didactiques, pédagogie.
En 2012-2013, 477 candidats se sont inscrits
et 182 ont été reçus à la première épreuve. En
2013-2014, 600 candidats se sont inscrits et 240
ont été reçus à la première épreuve. Le jury, égal
en nombre de membres, a donc fait face à une
augmentation de 25 pour cent de candidats à la
seconde épreuve, leçons et oral. Il n’a donc pas
été matériellement possible d’organiser toutes les
leçons dans les établissements avant le terme de
l’année scolaire. D’une part, il était difficile de
trouver les écoles organisant certains cours spéciaux.
D’autre part, les périodes de disponibilité
des groupes-classes doivent être amputées des
périodes de congés scolaires et d’évaluation des
élèves.
En juin 2014, le jury a ainsi décidé de poursuivre
la session au début de l’année scolaire 2014-
2015. Précisons que l’organisation des leçons devait
attendre les horaires définitifs. Pour assurer
l’égalité de traitement, le jury a également décidé
de postposer la délibération de tous les candidats
à la clôture des épreuves.
Le jury convoque les candidats par pli recommandé.
Le délai entre l’envoi et l’épreuve était généralement
de deux semaines. Quelques candidats
ayant fait état d’une invitation tardive à la leçon,
le jury a décidé de les admettre d’office à présenter
la seconde partie de la seconde épreuve sans
vérifier la légitimité des motifs de leur absence.
La délibération de la session 2013-2014 est
prévue le 24 novembre 2014. La procédure n’étant
pas terminée, le nombre des candidats ayant réussi
la première et la deuxième partie de la seconde
épreuve n’est toujours pas connu. Les candidats
malheureux de cette session bénéficieront d’une
préinscription automatique à la session 2014-
2015. Ils auront à la confirmer en payant leur droit
d’inscription et en se présentant lors de la première
épreuve le 13 décembre 2014.
Enfin, 597 candidats se sont inscrits pour
la session 2014-2015. Afin d’éviter les difficultés
de la précédente session, le jury organisera simultanément
la première et la seconde partie de
la deuxième épreuve. Un enseignant à mi-temps
supplémentaire sera attribué à la correction des
épreuves. Par ailleurs, en plus des convocations
par pli recommandé, une copie sera envoyée par
courrier électronique. La ministre Milquet compte
proposer prochainement une réforme pour améliorer
ce système qui est loin d’être optimal.
M. Laurent Henquet (MR). – Je suis heureux
que la ministre admette le cafouillage. Cette situation
est extrêmement grave pour les personnes préjudiciées.
Au lieu d’attendre les horaires définitifs, ne
pourrions-nous utiliser des bâtiments de la Communauté
française pouvant accueillir ce type
d’épreuves ? Il ne faudrait pas que des paramètres
matériels empêchent l’accès à l’emploi car, concrètement,
ce délai reporte l’engagement d’un an. Je
serai attentif au suivi du dossier.