Brevet B-VCA

Question de M. Laurent Henquet à Mme Joëlle Milquet, vice-présidente et ministre de l’Éducation, de la Culture et de l’Enfance, intitulée «Brevet B-VCA»

16/03/2015

M. Laurent Henquet (MR). – L’enseignement qualifiant est très important. Il est évoqué dans la DPC et dans le Pacte. Votre récent voyage en Allemagne le prouve aussi à souhait, Madame la Ministre.

Je voudrais vous parler de deux secteurs particuliers, à savoir l’industrie et la construction. Dans ces domaines, il est devenu impératif de posséder un brevet de sécurité dénommé le Basis-Veiligheid Checklist Aannemers, B-VCA. Ce certificat s’obtient après la réussite d’un examen auprès de divers centres agréés tels le FOREM, Vinçotte, l’IFAPME, etc.

La plupart des futurs ouvriers ou chefs de chantiers arrivés en fin de formation qualifiante en Fédération Wallonie-Bruxelles n’obtiennent pas ce brevet à l’école. À quelques exceptions près, la préparation à l’examen n’est pas intégrée à la formation dispensée par les écoles, contrairement à ce qui se fait en Communauté flamande. Pourtant, la préparation à cet examen n’est ni longue ni difficile puisqu’une plateforme d’e-learning, dénommée safestart, est à la disposition de tous. Les écoles flamandes en profitent, en usent et en abusent, sous la guidance des professeurs. Il serait donc facile d’organiser une formation qualifiante complète. Les élèves auraient leur diplôme technique et leur brevet nécessaire pour accéder à un chantier et éviter les accidents de travail.

Il y a donc une lacune à combler afin que nos élèves puissent plus aisément intégrer le marché du travail.

Madame la Ministre, avez-vous connaissance de ce problème? Comptez-vous prendre des mesures pour intégrer obligatoirement cette formation dans le cursus des élèves dans les domaines précités, l’industrie et la construction?

Mme Joëlle Milquet, vice-présidente et ministre de l’Éducation, de la Culture et de l’Enfance. – La plupart des cours de la formation optionnelle dispensée dans l’enseignement qualifiant enseignent des compétences liées à la sécurité du poste de travail et ces dimensions sont dispensées systématiquement dans toutes les options du qualifiant concerné. Le brevet que vous évoquez peut être décroché par les élèves de l’enseignement qualifiant sur une base volontaire et après avoir achevé des formations spécifiques. Trois formules conduisent à l’obtention du brevet B-VCA: avec un formateur du FOREM en centre de compétences ou dans l’établissement scolaire, avec un professeur qui dispense la formation aux étudiants au sein de l’établissement scolaire, ou à distance via la plateforme e-learning.

Je vais interroger les spécialistes qui analysent les programmes afin de juger s’il faut rendre ce brevet obligatoire ou non en l’intégrant dans le cursus, s’il est à ce point généralisé. Je ne suis pas sûre qu’il soit intégré obligatoirement en Communauté flamande. Chez nous, on est actuellement dans une base volontaire, mais je n’ai aucune objection à demander un avis technique sur ce dossier.

M. Laurent Henquet (MR). – Il est vrai que des cours relatifs à la sécurité sont offerts dans la formation qualifiante. Dans l’industrie et la construction, ce brevet est exigé par la plupart des employeurs. C’est pour cette raison que la Communauté flamande l’intègre dans la formation qualifiante. Cela prendrait une journée et demie, ce qui n’est pas trop long.

Mme Joëlle Milquet, vice-présidente et ministre de l’Éducation, de la Culture et de l’Enfance. – Sans être obligatoire, c’est donc pratiquement systématique.

M. Laurent Henquet (MR). – Il serait peut-être judicieux de prévoir cette formation lors des jours blancs, mais ce ne sera pas facile puisque les enseignants sont alors en délibération et ne peuvent donner des cours complémentaires. Un autre problème est que le brevet a un coût de 50 euros par personne. Si ce brevet est rendu obligatoire, qui en supportera le coût? Les écoles ou, le cas échéant, la Fédération ne pourrait-elle pas dégager un budget au niveau  des  subsides de fonctionnement? Nous aurons probablement l’occasion d’en reparler.