Le FOREm et l’analphabétisme

Le FOREm et l’analphabétisme

  • Question écrite du 27/05/2015
    • de HENQUET Laurent
    • à TILLIEUX Eliane, Ministre de l’Emploi et de la Formation

    Le contrôle du bon usage de l’argent public est un devoir. Il est donc tout à fait normal que le demandeur d’emploi souscrive à une série de formalités administratives afin, d’une part, bien sûr, de bénéficier d’une aide dans sa recherche par le biais d’un conseiller, mais aussi d’autre part, afin de pouvoir prouver sa bonne volonté dans la recherche dudit emploi.

    Malheureusement, la relative complexité des documents à remplir et donc, la difficulté de compréhension des consignes administratives, fragilisent et stigmatisent parfois douloureusement les demandeurs d’emploi analphabètes.

    Bien sûr, le FOREm ne possède pas de solution miracle. Il peut toutefois préparer à une formation en aiguillant le demandeur d’emploi illettré vers des associations comme « Lire Ecrire Wallonie » ou faire appel à des ressources propres : les conseillers emploi eux-mêmes, mais aussi les assistants sociaux attachés au FOREm.

    Mes questions sont les suivantes.

    Il semble que le capital humain du FOREm soit insuffisant, au vu de l’ampleur du problème, à savoir 10 à 15 % de demandeurs d’emploi concernés par le plan d’accompagnement des chômeurs (PAC) ou bénéficiaires d’allocations. On estime déjà que le nombre de conseillers emploi, actuellement de 450, devrait s’élever à 600. Dans la même ligne, il y aurait également un manque d’assistants sociaux.

    Madame la Ministre compte-t-elle engager les conseillers emploi manquants ? Si oui, quand et combien ?

    Compte-t-elle engager de nouveaux assistants sociaux ? Si oui, quand et combien ?

  • Réponse du 24/06/2015
    • de TILLIEUX Eliane

    Le nombre de conseillers actuellement disponibles amène le FOREm à ajuster le nombre et la fréquence des accompagnements qu’il réalise, pas l’appui qu’il apporte aux personnes, en particulier les plus fragilisées.
    Ainsi, les bénéficiaires d’un accompagnement, ayant des problèmes liés à l’illettrisme, ne sont en aucun cas laissés de côté, faute de moyens à leur consacrer.

    Dans le cadre de l’accompagnement individualisé, chaque demandeur d’emploi bénéficie d’un soutien personnalisé à sa recherche d’emploi. L’accompagnement est assuré par un conseiller qui restera la personne de référence du demandeur d’emploi tout au long de son parcours vers l’emploi.
    Cet accompagnement se base sur une relation de confiance entre le demandeur d’emploi et le conseiller et s’inscrit dans la durée.

    C’est en fonction de la situation spécifique de chaque demandeur d’emploi que le conseiller référent établit, en collaboration avec ce dernier, un plan d’actions visant l’insertion. Lorsqu’il s’agit de personnes précarisées ou rencontrant des obstacles à l’insertion, comme l’analphabétisme, le conseiller référent s’appuie sur l’expertise de partenaires. Le conseiller veille en effet à ce que chaque demandeur d’emploi puisse bénéficier du soutien optimal dans sa recherche d’emploi.

    Le plan d’action que les demandeurs d’emploi sont amenés à signer au terme d’un premier entretien étant construit avec eux au fil des échanges, ils en maîtrisent le contenu. En outre, à la clôture de l’entretien, le conseiller s’assure systématiquement que le demandeur d’emploi a bien compris ce à quoi il s’était engagé. Il repasse en revue chacune des actions qui figurent dans le plan d’action. Le conseiller rappelle par ailleurs qu’il reste à disposition et est joignable par téléphone à tout moment, pour toute question.

    Enfin, le plan d’action établi par le conseiller et le demandeur d’emploi évolue au fil du temps en fonction des résultats engrangés et de l’évolution de la situation de la personne. Dès lors, si la personne rencontre des difficultés à réaliser certaines actions définies initialement, elles peuvent être modulées ou supprimées.

    Le FOREm mène actuellement une politique de réaffectation des départs naturels vers les emplois directement en contact avec les usagers.
    Dans ce cadre, la priorité est donnée aux postes de conseillers référents et de formateurs.

    Par ailleurs, dans la limite des moyens budgétaires qui lui sont alloués, le FOREm affecte en priorité ses ressources pour des fonctions de formateurs, de conseillers référent et d’assistants sociaux.